Il était une fois un petit zizi qui habitait dans le pays des Mâles. Comme il portait toujours une petite capuche rouge on le surnommait le petit chaperon rouge. Tous les Mâles habitaient dans un petit village près d’une rivière. Ils y habitaient depuis toujours. Derrière le village s’étendait une forêt à perte de vue. Mais au-delà de la grande forêt que personne n’osait traverser car l’on était pas sûr de pouvoir en revenir, vivait une vieille femme qu’on appelait Lamort. On racontait que la vieille femme était très puissante et très dangereuse. Car si jamais Lamort mourrait de faim, elle sortirait de chez elle et irait tout droit au pays des Mâles qui disparaîtraient immanquablement. Les Mâles pensaient que la seule façon de maintenir la vieille femme chez elle était de lui porter de quoi se sustenter : des assassinats, des guerres, des meurtres passionnels, des exterminations massives, des sacrifices en tous genres, bref tout ce qui lui ferait plaisir et la calmerait pour quelques temps. Mais tous les Mâles avait très peur d’aller chez elle car dans la forêt vivait, paraît-il, une créature étrange qui pouvait vous transformer en bête et vous condamner pour l’éternité à chercher votre nourriture avec un groin. Cette créature s’appelait Lafemme. C’est donc au petit chaperon rouge, parce que c’était le plus petit, que l’on confia un jour cette mission en lui recommandant bien de ne pas s’attarder en chemin, de ne répondre à aucune avance de cette créature car il ne fallait ni faire attendre la vieille femme ni risquer de finir en pourceau. Il était jeune et naïf et pour tout dire, il ne croyait pas à toutes ces sornettes aussi c’est le cœur léger qu’il partit avec mon fardeau de cadavres tout frais sur le dos. Le temps était au beau fixe, les oiseaux piaffaient d’impatience en attendant la suite de l’histoire car c’était la première fois qu’il voyaient un chaperon rouge s’aventurer dans la forêt. Il ne se pressait pas, profitant de sa liberté toute nouvelle. Il avait passé toute son enfance dans un tout petit village dont il avait fait des centaines de fois le tour sans jamais rien rencontrer de vraiment palpitant. Pour lui tout était nouveau. Il vagabondait donc en sifflotant et en s’émerveillant au fur et à mesure qu’il pénétrait plus profondément dans la forêt. Au détour du chemin, apparut alors à ses yeux éblouis une créature magnifique qui sortait de derrière un arbre. Elle ressemblait aux Mâles mais avec des formes beaucoup plus douces et une couleur de peau laiteuse qu’il n’avait jamais vue. De plus, elle sentait très bon. Oubliant toutes les recommandations, au lieu de s’enfuir comme on le lui avait recommandé, il s’arrêta pour la contempler. Elle s’approcha de lui et lui demanda d’une voix très douce où il allait. « Je vais voir Lamort, répondit-il – Et que portes-tu dans ton sac ? – Des cadavres tout frais – Ecoute, lui dit-elle, je connais un chemin beaucoup plus court et plus beau pour aller vers la maison de Lamort. – Ah ! Bon ! – Oui, après le gros chêne que tu vois là-bas, prends à gauche, longe la colline et tu y seras très vite, la maison est dans une clairière, tu ne peux pas la rater. – Merci répondit-il, vous êtes trop aimable. » Et il partit tout heureux de cette rencontre, convaincu que tout ce qu’on lui avait raconté sur cette vilaine créature n’était que mensonges et autres billevesées. Quand il arriva enfin devant la maison de Lamort il frappa à l’huis. Une voix d’outre-tombe demanda : « Qui est-là ? – Le petit chaperon rouge – Et que viens-tu faire chez moi ? – Vous apporter un grand sac de cadavres tout frais - Tire la bobinette et la chevillette cherra ! » Il tira la bobinette et la chevillette chût. Il entra dans la pièce qui était très sombre avec en son milieu un grand lit. Il s’approcha du lit après avoir posé mon sac par terre et Lamort lui dit :
« Viens mon petit, à côté de moi dans le lit, que je te voies de plus près. »
Il monta dans le lit et se mit à observer Lamort.
- Dites, madame Lamort, que vous avez de beaux yeux !
- C’est pour mieux t’admirer mon enfant !
- Dites, madame Lamort, que vous avez une belle bouche !
- C’est pour mieux t’embrasser mon enfant !
- Dites, madame Lamort que vous avez de belles mains !
- C’est pour mieux te caresser mon enfant
- Dites, madame Lamort qu’est-ce que vous avez là ?
- Une vulve mon enfant !
- Et à quoi ça sert ?
- C’est pour mieux t’avaler mon enfant !
Et sitôt dit, sitôt fait, elle l’attrapa de ses deux mains si belles et si douces et le plongea dans son ventre où il disparut complètement. A l’intérieur il faisait tout noir et il se mit à avoir un peu peur. Il sentit que madame Lamort bougeait et quand il entendit faiblement son rire étouffé par l’épaisseur de son ventre, il comprit, mais trop tard, toute son erreur. Ce n’étais pas madame Lamort qui était dans le lit mais Lafemme de tout à l’heure. Il ne savais pas ce qu’elle avait fait de madame Lamort mais elle avait pris sa place et l’avait trompé. Maintenant il était prisonnier et il sentit les larmes lui monter tant et si bien qu’il si mit à pleurer comme un fontaine ce qui le calma beaucoup. Après cela il se sentit merveilleusement bien, il faisait chaud, tout était doux autour de lui et il pouvait passer tout son temps à ne rien faire d’autre que dormir et rêver. Cependant, il resta là de longues semaines et il se rendit compte rapidement qu’il n’était pas seul dans cet endroit car il avait de moins en moins de place. Un jour, il entendit la voix de Lafemme qui expliquait ce qu’elle avait fait et qui lui parlait tout doucement en lui disant de ne pas avoir peur.
Bien longtemps après, alors qu’il ne pouvait quasiment plus respirer à cause du manque de place, il entendit une voix qui venait du dehors. C’était celle d’un Mâle qui criait à ces compagnons : « Regardez-ça, comme elle est grosse, elle peut à peine courir maintenant, nous ne risquons plus rien, tuons-la ! Elle ne nous embêtera plus ! »
Et il entendit un énorme bruit puis il se sentit tomber à toute vitesse. Il y eut un grand choc et il s’est évanoui. Il se réveilla couché sur les feuilles des arbres, en pleine lumière, entouré de tous les Mâles qui semblaient heureux de le revoir.
- Qu’avez-vous fait de Lafemme, s’exclama-t-il. Pourquoi suis-je sorti ?
- Nous l’avons assommée et comme nous entendions du bruit, nous avons ouvert son ventre. Tu étais dedans ainsi que Lamort qui était devenu toute petite et qui braillait sans cesse. Alors nous avons remis Lamort dans le ventre, nous avons ajouté des pierres et nous avons recousu le ventre. Puis nous avons jeté le tout dans la rivière. Bon débarras !
- Imbéciles! Pauvre idiots ! C’est elle qui nous avait débarrassé de Lamort, elle me l’a confié. Quand elle est entrée dans la maison, celle-ci a eu si peur qu’elle s’est enfuie à toutes jambes ! Et ce que vous avez pris pour Lamort en taille réduite c’était ce qui allait vous libérer à tous jamais de votre malédiction : Lamour. Et c’était grâce à vous qui m’aviez envoyé que tout aurait pu se résoudre.
A ce moment là , il y eut un bruit sourd et énorme dans le ciel et des milliers de bombes se sont mises à tomber.
« Viens mon petit, à côté de moi dans le lit, que je te voies de plus près. »
Il monta dans le lit et se mit à observer Lamort.
- Dites, madame Lamort, que vous avez de beaux yeux !
- C’est pour mieux t’admirer mon enfant !
- Dites, madame Lamort, que vous avez une belle bouche !
- C’est pour mieux t’embrasser mon enfant !
- Dites, madame Lamort que vous avez de belles mains !
- C’est pour mieux te caresser mon enfant
- Dites, madame Lamort qu’est-ce que vous avez là ?
- Une vulve mon enfant !
- Et à quoi ça sert ?
- C’est pour mieux t’avaler mon enfant !
Et sitôt dit, sitôt fait, elle l’attrapa de ses deux mains si belles et si douces et le plongea dans son ventre où il disparut complètement. A l’intérieur il faisait tout noir et il se mit à avoir un peu peur. Il sentit que madame Lamort bougeait et quand il entendit faiblement son rire étouffé par l’épaisseur de son ventre, il comprit, mais trop tard, toute son erreur. Ce n’étais pas madame Lamort qui était dans le lit mais Lafemme de tout à l’heure. Il ne savais pas ce qu’elle avait fait de madame Lamort mais elle avait pris sa place et l’avait trompé. Maintenant il était prisonnier et il sentit les larmes lui monter tant et si bien qu’il si mit à pleurer comme un fontaine ce qui le calma beaucoup. Après cela il se sentit merveilleusement bien, il faisait chaud, tout était doux autour de lui et il pouvait passer tout son temps à ne rien faire d’autre que dormir et rêver. Cependant, il resta là de longues semaines et il se rendit compte rapidement qu’il n’était pas seul dans cet endroit car il avait de moins en moins de place. Un jour, il entendit la voix de Lafemme qui expliquait ce qu’elle avait fait et qui lui parlait tout doucement en lui disant de ne pas avoir peur.
Bien longtemps après, alors qu’il ne pouvait quasiment plus respirer à cause du manque de place, il entendit une voix qui venait du dehors. C’était celle d’un Mâle qui criait à ces compagnons : « Regardez-ça, comme elle est grosse, elle peut à peine courir maintenant, nous ne risquons plus rien, tuons-la ! Elle ne nous embêtera plus ! »
Et il entendit un énorme bruit puis il se sentit tomber à toute vitesse. Il y eut un grand choc et il s’est évanoui. Il se réveilla couché sur les feuilles des arbres, en pleine lumière, entouré de tous les Mâles qui semblaient heureux de le revoir.
- Qu’avez-vous fait de Lafemme, s’exclama-t-il. Pourquoi suis-je sorti ?
- Nous l’avons assommée et comme nous entendions du bruit, nous avons ouvert son ventre. Tu étais dedans ainsi que Lamort qui était devenu toute petite et qui braillait sans cesse. Alors nous avons remis Lamort dans le ventre, nous avons ajouté des pierres et nous avons recousu le ventre. Puis nous avons jeté le tout dans la rivière. Bon débarras !
- Imbéciles! Pauvre idiots ! C’est elle qui nous avait débarrassé de Lamort, elle me l’a confié. Quand elle est entrée dans la maison, celle-ci a eu si peur qu’elle s’est enfuie à toutes jambes ! Et ce que vous avez pris pour Lamort en taille réduite c’était ce qui allait vous libérer à tous jamais de votre malédiction : Lamour. Et c’était grâce à vous qui m’aviez envoyé que tout aurait pu se résoudre.
A ce moment là , il y eut un bruit sourd et énorme dans le ciel et des milliers de bombes se sont mises à tomber.
